L’heure est à l’assouplissement sur le marché des grands risques mais le contexte politique et économique pousse les assurés comme les assureurs à la prudence.
À l’aube de ces renouvellements 2025, l’heure était à l’optimisme. « Ces quatre dernières années, nous avons souvent conseillé à nos clients de rester avec leurs assureurs tenants en essayant de négocier les meilleures conditions possibles compte tenu du durcissement du marché, observait Jean-Christophe Lapeyre, directeur des spécialités et du courtage pour WTW, à l’automne. Cette année, nos clients, qui ont une bonne qualité de risque, peuvent avoir intérêt à lancer une consultation. » Et il y a eu effectivement du mouvement en 2024, des comptes historiques attaqués et de nouveaux entrants désireux de se faire une place, soutenus par les courtiers. « Il y a de nouvelles capacités et nos concurrents ont des objectifs de croissance qui les amènent à attaquer nos comptes historiques, constate Delphine Marchessaux pour le département marine d’Allianz commercial France. Il y a un peu plus de candidats à l’apérition, deux à trois ans après le retour sur le marché des assureurs concernés. » Mais au total l’hétérogénéité est de mise, en équilibre entre les deux plateaux d’une même balance. « On observe un afflux de capacités avec l’arrivée de nouveaux acteurs, en conquête de chiffre d’affaires », note Denis Bicheron, directeur des lignes techniques pour WTW France. « Cet afflux de nouvelles capacités (installations sur le marché français ou MGA à partir de Londres) s’est accompagné d’une augmentation...