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Synthèse

Perspectives 2025 de la transformation de l'assurance

Publié le 14 janvier 2025 à 9h00

BM&A    Temps de lecture 6 minutes

L’assurance en France continue de se transformer à la lumière des incertitudes globales et des bouleversements sectoriels. Alors que 2024 a marqué un retour à l’équilibre et une hausse attendue des résultats, les branches vie, dommages et santé affrontent chacune des défis spécifiques. Entre ajustements tarifaires, montée de nouveaux acteurs et adoption de solutions innovantes, les assureurs doivent jongler entre pressions réglementaires, transformation technologique et attentes croissantes des assurés.

Anne-Marie Jolys Bris, directrice exécutive, et Éric Jeanne, senior advisor, BM&A

Dans un contexte général d’incertitudes à tous les niveaux, les assureurs continuent de faire preuve de réactivité pour répondre aux aléas tout en poursuivant leur adaptation aux transformations économiques, sociales et environnementales en cours. Après une année 2023 en demi-teinte, l’année 2024 leur aura permis de consolider leurs grands équilibres et de dégager des résultats qui sont attendus globalement en hausse. Pour autant, les dynamiques à l’œuvre sont sensiblement différentes selon les branches d’activité.

Tendances et perspectives de l’assurance vie

En assurance vie, si l’année 2024 a confirmé qu’elle était le moyen d’épargne privilégié par les Français, avec une collecte nette en hausse et un encours approchant désormais les 2 000 Md€ (1 985 Md€ à fin novembre – source France assureurs), les perspectives pour 2025 sont étroitement liées aux évolutions des marchés financiers, eux-mêmes dépendants des soubresauts géopolitiques dans un contexte économique et social maussade en France et en Europe. 

À plus long-terme, malgré l’apaisement récent de la concurrence avec les livrets d'épargne, le secteur de l’assurance vie, déjà très concurrentiel, s’attend à subir la montée en puissance de nouveaux acteurs situés en dehors du champ de l’assurance sur le marché de l’épargne. La pression croissante sur les frais de gestion et la diversification des offres de placements proposées aux particuliers, ainsi que l’appétence des jeunes générations pour un pilotage plus direct de leurs investissements indépendamment des organismes d’assurance, pourraient peser à terme sur la collecte. 

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