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3 questions à Gilles-Emmanuel Bernard, président du comité directeur, Laboratoire assurance banque (LAB)

Publié le 4 juin 2014 à 6h00    Mis à jour le 22 octobre 2015 à 12h37

Quel regard portez-vous sur le marché des professionnels ?

Autrefois, le marché des professionnels était détenu à 90 % par les assureurs possédant un réseau physique d'agents généraux et/ou de courtiers. Ces intermédiaires s'avérant culturellement proches des professions libérales, des commerçants, artisans... Depuis une petite dizaine d'année, l'ensemble des acteurs s'intéresse à ce marché qui devient leur cheval de bataille. Par ailleurs, deux faits importants ont relancé ce marché. Tout d'abord, la création du statut d'auto-entrepreneur il y a cinq ans, générant de facto un nouvel espace d'assurance. Puis l'an dernier, la mise en place programmée de l'ANI, qui a ouvert un nouveau champ d'action en matière de santé collective. Ces deux leviers ont permis l'entrée de nouveaux arrivants, certains en mode pure players. Par exemple, La Banque postale s'est emparée du sujet des auto-entrepreneurs sur internet et, par extension, vise des TNS et des TPE.

Quels sont aujourd'hui les différents modèles de distribution présents sur ce marché ?

Il y a toujours bien sûr les réseaux physiques qui ont une vraie appétence pour cette cible de clientèle. Ils l'abordent souvent par le biais de prescripteurs et notamment les experts-comptables. Certains assureurs - dont Allianz, Gan assurances, AG2R La Mondiale - ont noué des partenariats avec cette profession. Le modèle affinitaire est également un modèle qui fonctionne bien. C'est le cas de mutuelles professionnelles telles que Maaf assurances pour la clientèle des artisans, MACSF pour celle des professions médicales ou SMABTP pour les professionnels du bâtiment. Les banques, qui ont...

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