Face aux incertitudes pesant sur les régimes obligatoires, huit Français sur dix épargnent régulièrement, la retraite étant leur premier motif d’épargne à long terme. Depuis son lancement en 2019, le PER profite de ce contexte et connaît un succès qui ne se dément pas.
Peu importe la dynamique de l’assurance vie, exceptionnelle en 2024 (collecte nette de 29,4 Md€) ou morose en 2023 (collecte nette de 2,4 Md€), le PER, instauré par la loi Pacte, continue de se développer tant en nombre de titulaires qu’en encours, grâce notamment à une fiscalité attractive. « À fin juin 2024, selon Bercy, 11 millions de PER ont été ouverts en France, représentant un encours global de 114 Md€, dont 65,4 Md€ pour le PERin et 48,5 Md€ pour le PER d’entreprise », déclare Nicolas Villet, directeur de BNP Paribas épargne & retraite entreprises. « À noter que sur la période 2019-2023, le PERin affiche un taux de progression annuel de 17 % », ajoute-t-il. Un élément que vient confirmer Yasmine Sinni, responsable actuariat produits vie chez Swiss Life : « Nous sommes sur une belle croissance concernant le PERin depuis son lancement avec près de 240 000 contrats et un encours de 7 Md€ à fin juin 2024, soit 10 % de part de marché. »
Transferts
Selon Nicolas Villet, le PERin a connu une nette progression depuis son lancement, notamment grâce au transfert des encours des anciens produits. « Toutefois, cette tendance ralentit : les transferts représentaient 54 % des versements en 2022, contre 24 % en 2023 et 23 % en 2024, au profit de nouveaux versements », ajoute-t-il. Le ministère de l’économie et des Finances souligne également qu’un PER sur deux correspond à une nouvelle souscription au T3 2024, non issue d’un transfert d’anciens produits d’épargne-retraite. En effet, entre 2019...