Le redressement opéré en assurance maritime est influencé par les places concurrentes, la Norvège et Londres, qui retrouvent de l’appétit.
« Le retournement de marché que nous connaissons depuis deux bonnes années ralentit sans pour autant toucher à une fin de cycle, observe James Amos, directeur marine pour Axa XL. Le savant équilibre de la cotation technique idoine, qui marque les renouvellements, se fait aujourd’hui plus cohérent du fait des mesures appliquées depuis deux ans. » De son côté, Delphine Marchessaux, qui a remplacé Elisabeth Pinquier au poste de directrice régionale marine pour la région Méditerranée chez AGCS début décembre, note une continuité tarifaire « avec toujours une certaine pression » et se réjouit que « la problématique cruciale des sinistres attritionnels soit mieux maîtrisée grâce aux mesures prises à la souscription depuis plusieurs années ». Mathieu Berrurier, à la tête du courtier Eyssautier-Verlingue, note de son côté un net ralentissement des majorations de primes grâce à de meilleurs résultats techniques des assureurs sur les corps comme sur les marchandises transportées. Précisant qu’au-delà de la discipline de souscription imposée en hard market, le marché français a également évolué en 2021 sous l’influence du regain d’appétit international, particulièrement sur les corps de navires. « Si le marché français s’est montré très compétitif au tout début de la crise sanitaire, on constate depuis quelques mois le retour en puissance d’un des principaux marchés, le marché norvégien, résume-t-il. Bénéfici...