Les salariés fournissant un accompagnement, un soin, ou une aide à une personne ont des impacts sur le mode d’organisation des entreprises. Parce que cette problématique sociétale fait partie de leur ADN, un grand nombre d’acteurs de l’assurance se sont saisis du sujet pour faciliter la vie de leurs collaborateurs dans cette situation.
Selon l’observatoire de l'Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance (Ocirp) publié en 2025*, un salarié sur cinq est aidant aujourd’hui en France. Avec le vieillissement de la population, cette proportion pourrait grimper à un salarié sur quatre en 2030. L’âge moyen des aidants est de 44 ans et la durée moyenne d’intervention auprès de la personne dépendante est de dix ans. L’aide concerne le cercle familial dans 87 % des cas. L’aidant salarié apporte un soutien moral dans 70 % des cas, prend part aux activités domestiques dans 62 % des cas et assiste la personne dépendante lors de ses déplacements dans 56 % des cas. Les salariés aidants sont majoritairement des femmes qui cumulent bien souvent les tâches domestiques et les soins à la personne aidée. Elles déclarent donc plus fréquemment une fatigue intense liée à ce cumul et sollicitent davantage des aménagements de temps de travail, certaines allant jusqu’à renoncer à une promotion par crainte de ne pas parvenir à concilier les deux fronts.
Prise de conscience
En France, un employeur a l’obligation légale d’accorder le congé de proche aidant (CPA) d’une durée maximale de trois mois renouvelables dans la limite d’un an à tout salarié dont un proche est en perte d’autonomie. Au-delà, rien ne contraint une entreprise envers ses salariés aidants. L’aide apportée par les salariés n’est pas sans conséquence sur le monde du travail, à commencer par un absentéisme plus fréquent. En octobre dernier au Festival SilverEco de Cannes,...