À la tête d’A2J courtage, Joëlle Bigotteau et Jessica Vivien incarnent une nouvelle façon d’entreprendre : profondément humaine. Issues toutes les deux du secteur bancaire, elles ont transformé une rupture professionnelle en tremplin, pour bâtir un courtage qui leur ressemble : libre, engagé et tourné vers le client.
À les entendre, rien n’a été vraiment planifié, mais tout a été mûrement réfléchi. Elles se rencontrent dans le même univers, celui de la banque et des professionnels, où elles passent chacune près de vingt-cinq ans. Passée par plusieurs établissements, Joëlle Bigotteau finit par piloter deux départements à la Société générale : « L’assurance, même à la banque, c’était mon dada. Je voyais à quel point les clients avaient besoin d’un vrai conseil, pas d’une case à cocher. » Jessica Vivien, elle, fait toute sa carrière à la Société générale : « Ils m’ont formée, j’ai gravi tous les échelons. Je ne pensais pas partir. Mais à force de plans sociaux, les perspectives se sont réduites. »
Le déclic vient précisément de ces réorganisations. Leurs postes de responsables du marché des professionnels disparaissent. Joëlle est parmi les premières à « sauter », Jessica quelques mois plus tard. « À 48 ans, avec des prêts et trois enfants, je me suis demandé : est-ce que je redemande un poste… ou est-ce que je me lance vraiment ? » Jessica hésite davantage : « Deux enfants, un mari au chômage… tout disait “reste”. Mais Joëlle avait semé une graine. À un moment, j’ai senti que si je ne le faisais pas là, je ne le ferais jamais. » Très vite, l’assurance s’impose. Joëlle explore une reprise d’agence Allianz, mais l’opportunité s’éternise. Jessica réfléchit de son côté et les deux femmes choisissent finalement un cabinet de courtage indépendant. « On ne voulait plus dire que le produit “maison” était le meilleur, explique Jessica. On voulait partir du besoin du client. »