Les jeunes pousses de l’assurance sont devenues grandes. À l’issue d’une année 2025 convaincante, les néo-assureurs apparus au cours de la dernière décennie ont confirmé la pertinence de leurs modèles. Désormais bien installés dans le paysage, les Seyna, Acheel et autres Alan misent sur la technologie et l’IA pour passer un nouveau cap.
Seyna appuie fort sur la pédale d’accélérateur. Même si le nom de l’assureur ne fait aucunement référence au champion brésilien de formule 1 – il est inspiré d’un roseau du sud de la France –, la compagnie, qui ne cache pas ses ambitions de devenir « l’assureur préféré des courtiers », a encore explosé les compteurs en 2025. La croissance de 57 % de primes, pour un total de 142 M€ récoltés l’an passé, a même été flashée en excès de vitesse de 15 % au-dessus du budget initialement envisagé par le groupe. Un développement commercial XXL qui n’entrave ni la solidité ni la rentabilité de Seyna : avec un ratio de solvabilité qui passe de 205 % à 247 % sur un an et une rentabilité opérationnelle en nette amélioration, l’assureur met en avant la scalabilité du modèle. « Malgré une croissance qui dépasse nos objectifs de 15 %, notre ratio intermédié s’établit à 92 % en 2025, en baisse de 8 points sur un an. Le portefeuille génère donc de véritables marges pour venir financer notre croissance », assure Stephen Leguillon, CEO de Seyna. « Toutes nos verticales se sont développées », appuie-t-il pour résumer une année faste. Un exercice pour lequel l’assureur est resté dans son couloir de nage, sans déborder des verticales (santé animale, loyers impayés/caution, affinitaire auto, annulation, panne/casse/vol et santé individuelle) qui constituent son activité. Ce qui ne l’a pas empêché de lancer plus de trente nouveaux produits. « Soit l’équivalent d’environ un par semaine en dehors des vacances ! », souffle Stephen Leguillon.