Dans un marché animé par la concentration et l’appétit des fonds d’investissement, le courtier grossiste Alptis, qui fête cette année ses 50 ans, veut continuer de cultiver la singularité de son modèle associatif à but non lucratif.
À l’heure où les multiples d’ebitda affolent les opérations de M&A qui rythment la concentration observée dans le courtage, Alptis garde la tête froide. « Alptis est un modèle associatif à but non lucratif. Nous sommes un acteur singulier du monde de l’assurance et du monde du courtage, et nous l’assumons parfaitement », revendiquent à l’unisson le président Fabrice Pesin et la directrice générale Marie Soyer.
Cette année, le courtier grossiste spécialisé en santé et en prévoyance fête ses cinquante ans. En 2025, il a totalisé 150,8 M€ de chiffre d’affaires (contre 152,4 M€ un an plus tôt) pour un résultat net consolidé négatif de 1,8 M€. Une trajectoire contrôlée. « L’année 2025 a été marquée par un travail de fond sur trois grands chantiers : la structuration et l’organisation du groupe, l’investissement dans de nouveaux outils et l’investissement dans la data et l’IA », explique Fabrice Pesin. L’an passé, 25 M€ ont été investis dans des projets IT et data. Le même montant devrait être encore déployé sur l’année 2026. « Le souhait de notre gouvernance associative est de pouvoir offrir un service de plus grande qualité avec des collaborateurs plus efficaces au service de nos adhérents finaux. Tout cela sans déshumaniser la relation », expose le président d’Alptis.
Dans le cadre du pilier stratégique de la structuration et de l’organisation d’un groupe, la montée en puissance des filières transverses et le déploiement de socle au niveau de la douzaine de filiales qui composent...