L’assurance inclusive était une composante forte du plan stratégique 2024-2026 d’Axa. Une ambition aussi bien déclinée dans les pays émergents qu’à l’intérieur des marchés matures, et notamment la France, vaisseau amiral du groupe, où les initiatives de la compagnie en faveur de l’accessibilité de l’assurance continuent de s’intensifier.
Des paroles aux actes. Dans les pages de son plan d’entreprise « unlock the future » couvrant la période 2024-2026, Axa avait fait part de sa volonté de pousser fort les feux de l’assurance inclusive. Pour transformer ses ambitions en réalisations, le groupe a confié les clés du camion à Garance Wattez-Richard. Ancienne directrice de la communication externe du groupe, elle est devenue CEO de la structure Axa Emerging Customers, rebaptisée Axa EssentiALL en 2024. « Nous sommes une petite équipe de 25 personnes qui distribue son expertise sur beaucoup d’entités du groupe », présente-t-elle la structure. Au démarrage, les actions du groupe pour rendre l’assurance plus accessible se sont concentrées sur les pays émergents et la santé-prévoyance. Et pour résoudre l’équation de la distribution, le groupe a misé sur des schémas de distribution affinitaire et des partenariats d’assurance embarquée afin de toucher un maximum de monde. Comme en Inde, où les clients qui rechargeaient leur téléphonique portable pouvaient contractualiser une assurance décès. Des programmes pas toujours simples à piloter. « Le cas indien a même un peu trop bien marché. Nous avons constaté une vraie sinistralité du fait d’une utilisation des garanties qui a bénéficié à beaucoup de monde. Tant mieux, car c’est l’objectif de l’assurance », raconte la CEO d’Axa EssentiALL.
Fair cost
Mais pour Axa, le principal défi de l’assurance inclusive a été d’éviter l’écueil du bas de gamme. « Nous n’avons pas voulu tomber dans le...