Le nouveau métier de coordinateur d’intimité vise à prévenir les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma et l’audiovisuel. Pour les risques liés à cette fonction, une couverture spécifique a vu le jour en responsabilité civile.
Les coordinateurs d’intimité interviennent pendant la préparation et le tournage de scènes d’intimité (scènes impliquant la nudité, des actes sexuels simulés, des violences sexuelles, etc.) au cinéma ou pour les séries TV. Ils ont pour mission de fixer un cadre et de le faire respecter « en apportant de la transparence, et en parvenant à des accords conciliant consentement et besoins de la narration, pour anticiper et éviter la survenue de problèmes lors du tournage de ces scènes », précise la Commission paritaire nationale emploi et formation (CPNEF) de l’audiovisuel. En France, une vingtaine de coordinateurs d’intimité sont en exercice. Depuis juin dernier, un certificat de qualification professionnelle (CQP) de coordinateur d’intimité permet de former des techniciens ayant généralement le statut d’intermittent du spectacle et le métier a été intégré dans les conventions collectives en 2024. La fonction est apparue aux États-Unis il y a environ sept ans. Il trouve notamment son origine dans le mouvement #MeToo suscité par l’affaire Harvey Weinstein qui a amené l’ensemble de notre société à s’interroger sur les notions de consentement sexuel, l’audiovisuel et le cinéma étant des terrains particulièrement propices aux violences de cet ordre.
Subventions conditionnées
Le Centre national du cinéma (CNC) vient d’intégrer la coordination d’intimité dans son règlement général des aides. L’établissement public conditionne désormais le versement de subventions au respect des obligations de formation contre...