De la conservation d’échantillons biologiques aux grandes infrastructures industrielles, les assureurs couvrent des risques techniques, scientifiques et biologiques inscrits dans le temps long. Un marché de niche, hautement spécialisé et exigeant.
La cryoconservation médicale garantit la préservation de gamètes, d’embryons, de cellules souches et de tissus biologiques à des fins thérapeutiques ou de recherche. « Elle constitue un élément essentiel de la prise en charge médicale, notamment en assistance médicale à la procréation », rappelle l’Agence de la biomédecine.
Cryoconservation médicale : responsabilité sanitaire et continuité biologique
« Ces activités relèvent du régime des dispositifs médicaux et mobilisent des garanties combinant responsabilité civile, gestion des protocoles, traçabilité des échantillons et surveillance postcommercialisation », explique Carla Girardi, directrice du pôle médical et sciences de la vie chez Willis Towers Watson. « Les équipements opérant entre –80 °C et –270 °C restent exposés à des défaillances mécaniques ou thermiques : rupture de cuve, fragilisation des matériaux ou panne des systèmes d’alerte peuvent provoquer une perte d’échantillons sans altération visible de la machine », souligne Céline Le Bars, responsable de la pratique Life Sciences, Marsh Risk Consulting France.
Ces dispositifs requièrent des couvertures de responsabilité civile médicale pour les erreurs de manipulation, les défaillances de protocole ou les pertes d’échantillons, complétées par des garanties dommages aux équipements cryogéniques, ainsi que par des protections cyber et perte d’exploitation. Si la cryogénie n’est pas intrinsèquement dangereuse pour le personnel, une fuite peut entraîner un risque d’asphyxie silencieuse lié à la modification de l’atmosphère confinée, avec des...