Les nouveaux modes de déplacement fondés sur l’électrique mettent les assureurs sur la route du changement. Ces derniers constatent une évolution du modèle centré sur la propriété du véhicule, une hybridation des offres pour accompagner des usages multimodaux et une intégration croissante de la technologie. Des nouveaux usages qui nécessitent une adaptation de l’offre produit.
Trottinettes, vélos électriques, gyropodes, hoverboards, véhicules automatisés et même les voitures électriques bouleversent notre façon de nous déplacer. À ces nouveaux véhicules s’ajoutent de nouveaux usages, comme le covoiturage, l’autopartage ou la location de vélos ou de trottinettes. Bref, avec de nouveaux produits et de nouveaux usages, les assureurs se doivent de sortir du paradigme ancien du secteur des mobilités où, historiquement, l’assurance automobile reposait sur une équation simple : un conducteur, un véhicule, un contrat. Aujourd’hui, cette logique s’effrite. Les nouvelles mobilités introduisent des situations hybrides où la responsabilité devient plus diffuse. Ainsi, selon Deloitte, « dans le cas du covoiturage ou de l’autopartage, par exemple, l’assurance doit s’adapter à une multiplicité d’usagers pour un même véhicule. Dans ces modèles, la couverture peut être intégrée au service lui-même, remplaçant temporairement celle du propriétaire ». De son côté, Romain Liberge, directeur marketing de la Maif, constate : « Le secteur des nouvelles mobilités subit nombre de transformations en même temps et il se développe sur un marché qui s’est historiquement construit autour d’un produit un peu totémique qui est la voiture et qui, aujourd’hui, intègre de nouvelles briques et de nouveaux modes de déplacement. »
Selon une étude de Klein Blue, un Français sur quatre envisage de se passer de voiture individuelle dans un avenir proche, une tendance particulièrement...