Les entreprises françaises continuent de sous-estimer l’impact réel d’une cyberattaque, malgré un niveau de menace toujours plus élevé, selon l’étude Beazley Risk & Resilience : Cyber Threat and Tech Advances 2026.
Réalisée auprès de 3 500 dirigeants dans le monde, l’enquête met en lumière un décalage croissant entre la confiance affichée par les entreprises et leur capacité réelle à faire face à un incident cyber. En France, le risque cyber demeure la première source d’inquiétude pour 27 % des dirigeants interrogés, un niveau stable par rapport à 2025. Les violations de données, les atteintes à la confidentialité ou encore les menaces criminelles externes figurent parmi les principales préoccupations. Pourtant, 70 % des dirigeants français estiment que leur entreprise serait capable de se remettre totalement de l’impact financier d’une cyberattaque. Dans le même temps, 78 % considèrent leur organisation suffisamment préparée face au risque cyber. Pour Beazley, cette perception traduit une forme de sous-estimation des menaces, dans un contexte où les attaques deviennent de plus en plus systémiques et se propagent rapidement à travers des plates-formes partagées, des fournisseurs communs ou des infrastructures numériques interconnectées.
L’assureur souligne ainsi que la notion de résilience évolue : il ne s’agit plus seulement d’éviter une perturbation, mais aussi de limiter sa propagation, réduire sa durée et accélérer la reprise des activités. L’étude met également en avant l’impact croissant de l’IA. Si 75 % des dirigeants estiment qu’elle contribuera à améliorer la rentabilité de leur entreprise, 71 % anticipent aussi des suppressions d’emplois au cours des dix-huit prochains mois, contre 54 % en 2025.