En France, pour réussir notre transition énergétique, le développement du photovoltaïque est encouragé par des dispositifs législatifs tels que la loi Aper, la loi industrie verte ou encore la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments. Des textes qui imposent ou favorisent l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments publics, professionnels et résidentiels. Mais si le cadre réglementaire pousse au déploiement de ces équipements, celui en termes d’assurance peine à suivre.
L’essor de l’énergie issue du photovoltaïque serait-il dépendant des assureurs ? En septembre dernier, la Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance (Agéa) publiait une étude L’essor de l’énergie issue du photovoltaïque serait-il dépendant des assureurs ? En septembre dernier, la Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance (Agéa) publiait une étude sectorielle sur l’assurabilité de la filière photovoltaïque et alertait sur les difficultés rencontrées par ses adhérents pour assurer des projets photovoltaïques. Pascal Chapelon, président d’Agéa, affirmait alors que certains projets d’installation de panneaux solaires étaient bloqués ou abandonnés faute d’assurance adaptée et listait les principaux obstacles à l’installation de panneaux photovoltaïques (PV) : certifications trop lentes des nouveaux matériels face à l’évolution des technologies, formation inégale des installateurs, incertitude juridique sur la nature de la garantie applicable, décennale ou biennale. Agéa regrettait que les assureurs raisonnent encore avec des données dépassées, alors que la technologie a évolué : panneaux européens, disjoncteurs, pose en surimposition… Des progrès non pris en compte par les assureurs, qui semblent ignorer le fait que les sinistres sont devenus rares, en décalage avec leurs craintes. Pour améliorer l’assurabilité des projets de PV, Agéa plaidait pour la cr..