Abonnés

Zoom sur - Quel générateur économique minimal pour répondre à Solvabilité II ?

Publié le 9 décembre 2011 à 6h00    Mis à jour le 22 octobre 2015 à 12h43

Le recours à un générateur de scénarios économiques (GSE) s'avère indispensable pour répondre aux exigences de la formule standard. En effet, le calcul des provisions best estimate des contrats d'épargne (1) s'appuie sur un GSE dont la structure et le paramétrage conditionnent largement le résultat obtenu.

Dès lors, on peut s'interroger sur les caractéristiques minimales que doit posséder le générateur pour être cohérent avec les hypothèses sous-jacentes du modèle standard. Les risques pris en compte par la formule standard et l'hypothèse de cohérence avec les valeurs de marché impliquent directement :

- d'utiliser la courbe des taux zéro-coupon initiale comme paramètre. C'est là en effet la seule manière de représenter correctement les prix des obligations sans risque de défaut à la date du calcul ;

- de prendre en compte les risques de taux, de spread (crédit et liquidité), ainsi que le risque action et le risque immobilier.

De plus, la cohérence avec les prix observés implique, pour la volatilité des actions, à utiliser une volatilité implicite. Il convient donc de disposer d'une formule de calcul du prix des options cohérente avec le modèle retenu.

La prise en compte de ces contraintes permet de dessiner les contours du modèle le plus simple permettant de les respecter :

- pour les taux, le modèle de Hull et White (2), qui est une spécification particulière du cadre proposée par HJM (Heath, Jarrow et Morton) ;

- le risque de spread peut alors être pris en compte via un "sur-modèle" tel que le modèle LMN (3) ;

- pour les actions et l'immobilier, de classiques modèles log-normaux avec le taux court non constant.

Cette base de travail, a priori la plus simple possible, nécessite déjà un travail complexe d'estimation des paramètres et une attention particulière doit être apportée à sa mise en œuvre par simulation, sous peine de générer des biais préjudiciables à la qualité des résultats obtenus. Elle peut ensuite être enrichie en fonction des caractéristiques du portefeuille, par exemple en y ajoutant le risque associé à l'inflation ou en affinant la prise en compte de la dépendance entre les différentes sources de risque (4).

Dépêches

Chargement en cours...

Les articles les plus lus

Pierre Donnersberg & Christian Burrus, coprésidents de Diot-Siaci

« La croissance de Diot-Siaci devrait encore s’afficher à deux chiffres en 2025 »

Entre Pierre Donnersberg et Christian Burrus, coprésidents du courtier Diot-Siaci, c’est l’entente…

Jean-Christophe Manuceau La Tribune de l'Assurance 04/12/2025

Réassurance interne

Abonnés La Macif cède à la tentation

Pour faire face à la montée des risques, notamment climatiques, et s’offrir une alternative au…

Louis-Christian de Baudus La Tribune de l'Assurance 01/12/2025

Stéphane Vauterin, Professional & Specialty Lines Manager pour la France chez Axa XL

« La tendance tarifaire du risque cyber est à la baisse »

Axa XL, la division d’Axa dédiée à l’assurance des grands risques pour les groupes du CAC 40 et les…

Louis Guarino La Tribune de l'Assurance 11/12/2025

Dans la même rubrique

Abonnés Démarchage téléphonique : le consentement devient la règle

Les assureurs et les courtiers ont six mois pour s’aligner sur les règles du droit commun, qui...

Abonnés Expertise conventionnelle et force probante : l’heure est désormais à l’amiable

En privilégiant l’expertise amiable à l’expertise judiciaire, la Cour de cassation creuse un peu...

Abonnés Définir les risques maritimes, de quoi devenir (Piano) Barge

La Cour de cassation avait bousculé les praticiens avec une définition en apparence restrictive du...

Voir plus

Chargement…