Abonnés

Droit & technique

Relation clients : l'externalisation est compatible avec la conformité

Publié le 28 octobre 2025 à 9h00

Armatis Financial Services    Temps de lecture 4 minutes

L'entrée en vigueur récente de l’IA Act, DORA et NIS2, impose aux acteurs financiers et à leurs prestataires des exigences strictes en matière de cybersécurité, de résilience opérationnelle et de gestion des risques tiers. Alors que le cadre réglementaire se fait plus contraignant, l'externalisation de la relation clients peut, à condition d’intégrer des points de vigilance, devenir un facteur de transformation stratégique.

Salomon Parienti, directeur général Armatis Financial Services

Deux règlements, une directive, toujours plus d’exigences… Entré en vigueur depuis janvier 2025, DORA (Digital Operational Resilience Act) impose aux institutions financières – et à leurs prestataires critiques – une gouvernance robuste des risques IT, des tests de résilience réguliers et une supervision renforcée des fournisseurs. Pour un responsable sécurité des systèmes d'information (RSSI), cela induit une refonte des processus de sécurité, une traçabilité accrue, et une obligation de transparence contractuelle. NIS2 (Network and Information Security Directive 2), quant à elle, élargit le périmètre des entités soumises à des obligations de cybersécurité, notamment dans la finance. Elle impose des mécanismes de détection et de réponse aux incidents, ainsi qu'une coopération renforcée entre États membres.

À cela s’ajoute désormais le règlement sur l’intelligence artificielle (IA Act), qui encadre l’usage des systèmes d’IA selon leur niveau de risque. Dans les services financiers, les solutions à « haut risque » (comme les systèmes d’évaluation de solvabilité ou de détection de fraude) doivent faire l’objet d’une documentation technique rigoureuse, d’audits de conformité et de garanties en matière de robustesse et de cybersécurité. À partir de 2027, même les IA à « risque limité » (comme les chatbots) devront être conformes aux exigences dudit règlement.

Selon l’étude SP2C x EY 2025, 72 % des donneurs d’ordre du secteur financier considèrent la capacité à répondre aux...

Dans la même rubrique

Abonnés Loi de blocage : plaidoyer pour le pragmatisme

Les entreprises peuvent compter sur la loi de blocage qui les protègent en matière de demandes...

Abonnés Faute de la victime d’accident corporel : la Cour de cassation franchit le Rubicon

Par un arrêt rendu par son assemblée plénière le 29 mai, la Haute juridiction entend redéfinir...

Abonnés Sanctions internationales : un défi pour l’exécution des contrats et la résolution des litiges

Dans un contexte d’extension de conflits, les régimes de sanctions internationales se durcissent. La...

Voir plus

Chargement…