Alors que le marché français de l’assurance clôture une année économiquement faste, l’instabilité politique et géopolitique et les exigences normatives pourraient être autant d’obstacles à la performance du secteur. La vision de long terme, l’innovation et l’agilité face aux aléas devraient continuer à faire la différence.
L’année 2025 s’est achevée de manière contrastée pour le marché français de l’assurance : collecte de primes record, sinistralité maîtrisée, mais montée des incertitudes pour 2026 et au-delà. Le secteur doit composer avec une exposition accrue à l’imprévu, marqué par un environnement macroéconomique instable en raison des fortes tensions politiques en France et en Europe, des chocs géopolitiques, et des grandes mutations environnementales et technologiques. Ce nouvel environnement de marché impose aux assureurs de faire preuve de résilience et de capacité d’adaptation face à des pressions multiples, mais qui portent aussi en elles des opportunités.
Instabilités politiques et géopolitiques
Sur le plan politique et réglementaire, l’instabilité nationale et la crise des finances publiques pèsent particulièrement sur les assurances de personnes, exposées à des enjeux fiscaux avérés (taxation des mutuelles santé, contrôle des tarifs) ou potentiels (révision du régime de l’assurance vie), avec à terme des conséquences possibles sur la souscription. En assurance dommages, les tensions géopolitiques (droits de douane, restrictions aux échanges, risques sur le transport maritime dans les zones de conflit…) complexifie la gestion des polices d’assurance et le coût des sinistres, impactant in fine le prix des couvertures. Dans ce contexte global, l’attentisme freine la croissance économique, à l’exception de l’épargne, qui a pleinement bénéficié en 2025 d’un environnement boursier porteur malgré la volatilité des marchés, et...