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Risques d'entreprise

L'heure des captives

Publié le 27 octobre 2020 à 8h00

Fabien Graeff

Les derniers renouvellements des programmes d’assurance ont été difficiles pour la plupart des entreprises. Le retournement du marché de l’assurance en « hard market », souvent annoncé mais jamais avéré depuis plus d’une dizaine d’années, semble s’opérer. La tendance sur les renouvellements à venir confirme cette orientation, et ce bien que les conséquences de la Covid-19 restent aujourd’hui incertaines. Dans ce contexte, les « Alternative Risk Transfer » à l'instar des captives pourraient constituer une solution pour équilibrer les effets de cette inflation.

Fabien Graeff
Partner Corporate Risk Services, Optimind, Actuaire certifié de l’Institut des actuaires et membre de l’Amrae

Les nouvelles conditions de marché (baisses des capacités et augmentation des prix de souscription des polices) mettent en lumière la fragilité des partenariats entre assureurs et entreprises pour des raisons qui restent à justifier dans certaines situations. Il est vrai que les conditions de renouvellement des programmes d’assurance étaient très avantageuses ces dernières années pour les entreprises et que la concurrence poussait certains assureurs à absorber des déficits techniques pour conserver son programme avec l’entreprise.

Les derniers retournements de marché ont été déstabilisants car soudains et généralisés. Les entreprises et leurs courtiers, habitués à obtenir des conditions satisfaisantes dans la plupart des cas, ont dû faire face à un changement de paradigme de la part des souscripteurs. Aujourd’hui, les conditions de souscription sont donc plus drastiques, les exclusions sont plus étendues, les franchises plus élevées et les capacités plus restreintes : l’impact est mécanique sur les prix. A minima, le retour à un équilibre technique devient la règle pour les assureurs.

Si ces retournements ont été généralisés, certaines branches industrielles sont plus touchées, les capacités se concentrant sur des activités et des industries moins exposées et donc moins consommatrices en fonds propres. Les raisons de ce retournement sont diverses : réduction des capacités, contexte de taux bas générant moins de produits financiers, rééquilibrage technique de certains comptes...

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