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L’assurance et ses ambitions disruptives

Publié le 26 avril 2016 à 8h00

Stéphane Chappellier

La disruption intervient lorsqu’une innovation technologique de rupture provoque une transformation des usages rendant un produit traditionnel inadapté aux nouvelles attentes des clients. Quand on parle de disruption, c’est le plus souvent pour en déplorer les effets destructeurs en termes de marges et d’emplois pour les acteurs traditionnels.

Stéphane Chappellier
associé chez RPC France

Internet, les outils de communication mobile, la dématérialisation des documents, des paiements et même de la signature ont déjà eu des effets pour les assureurs. Il y a bien eu l’apparition des comparateurs et de nouvelles marques uniquement distribuées sur ces réseaux (issus d’acteurs traditionnels, d’ailleurs), qui ont capturé une part du marché. Mais la ré-intermédiation n’a pas été au rendez-vous. Les assureurs, pour la plupart, ont su réagir en mettant en place un parcours client multicanal apte à récupérer les flux potentiels de désintermédiation résultant de ces nouvelles technologies.

Objets connectés et big data : ouverture sur une gamme nouvelle de services et conseils

D’autres technologies semblent porter en elles-mêmes les capacités pour une expérience client renouvelée. Un candidat sérieux pourrait provenir de la combinaison des données issues des objets connectés et des capacités big data à même de les faire parler grâce à l’alliance des calculs massivement parallèles [ensemble des techniques logicielles et matérielles permettant l'exécution simultanée de séquences d'instructions indépendantes sur des processus différents, NDLR] et des algorithmes Machine Learning. En effet, la connaissance de l’utilisation faite des biens assurés, acquise et utilisée par de nouveaux entrants ou des acteurs du marché traditionnel, pourrait permettre de proposer des services en adéquation plus étroite avec les besoins du client. Cette expérience nouvelle basée sur une interaction en continu plus porteuse de messages (de prévention, en particulier), perçus positivement, rompt avec l’interaction traditionnelle réservée au paiement de la quittance et au traitement des sinistres.

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