Abonnés

Interview de la semaine

«Il y a eu l’affaire du Mediator et il y en aura d’autres»

Publié le 17 mars 2016 à 8h00    Mis à jour le 14 avril 2016 à 14h17

Selma Fahlgren

Bernard Debré, député de la 4 circonscription de Paris

Selma Fahlgren
chef de rubrique

Alors que l’action de groupe en santé fait son apparition en droit français, Bernard Debré, député de la 4e circonscription de Paris, chirurgien des hôpitaux, co-auteur du Guide sur les 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux et auteur du rapport de la mission sur la refonte du système français de contrôle de l'efficacité et de la sécurité des médicaments remis en 2011, expose à La Tribune de l'assurance son point de vue sur le nouveau dispositif et explique pourquoi il y est favorable.

Quel est le contexte politique dans lequel l’action de groupe en matière de produits de santé a été introduite ?

En juin 2013, j’avais défendu un amendement lors du débat sur le projet de loi relatif à la consommation afin d’élargir les actions de groupe au domaine de la santé. À l’époque, Benoît Hamon m’avait indiqué qu’il serait inséré dans une loi ultérieure. Marisol Touraine a repris l’idée dans sa loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier dernier que je trouve par ailleurs dépourvue de toute réforme de fond et qui contient des mesures dangereuses pour l’avenir de la médecine en France. L’article 184 de cette loi crée une action de groupe en vue de la réparation des dommages corporels causés par des produits de santé, c'est-à-dire outre les médicaments, notamment les produits sanguins, les biomatériaux, les lentilles de contact, le lait maternel. Cette disposition entrera en vigueur au plus tard le 1er juillet 2016.

À qui profite l’action ?

Il valait mieux ne pas laisser toute latitude à la créativité des avocats. L’action est ouverte aux seules associations d’usagers (environ 500) du système de...

Dépêches

Chargement en cours...

Les articles les plus lus

Pierre Donnersberg & Christian Burrus, coprésidents de Diot-Siaci

« La croissance de Diot-Siaci devrait encore s’afficher à deux chiffres en 2025 »

Entre Pierre Donnersberg et Christian Burrus, coprésidents du courtier Diot-Siaci, c’est l’entente…

Jean-Christophe Manuceau La Tribune de l'Assurance 04/12/2025

Réassurance interne

Abonnés La Macif cède à la tentation

Pour faire face à la montée des risques, notamment climatiques, et s’offrir une alternative au…

Louis-Christian de Baudus La Tribune de l'Assurance 01/12/2025

Stéphane Vauterin, Professional & Specialty Lines Manager pour la France chez Axa XL

« La tendance tarifaire du risque cyber est à la baisse »

Axa XL, la division d’Axa dédiée à l’assurance des grands risques pour les groupes du CAC 40 et les…

Louis Guarino La Tribune de l'Assurance 11/12/2025

Dans la même rubrique

Abonnés Démarchage téléphonique : le consentement devient la règle

Les assureurs et les courtiers ont six mois pour s’aligner sur les règles du droit commun, qui...

Abonnés Expertise conventionnelle et force probante : l’heure est désormais à l’amiable

En privilégiant l’expertise amiable à l’expertise judiciaire, la Cour de cassation creuse un peu...

Abonnés Définir les risques maritimes, de quoi devenir (Piano) Barge

La Cour de cassation avait bousculé les praticiens avec une définition en apparence restrictive du...

Voir plus

Chargement…