Abonnés

JURISPRUDENCE LAMY

Assurance dommages-ouvrage : rappel du caractère limitatif des sanctions applicables à l’assureur

Publié le 12 novembre 2019 à 8h00    Mis à jour le 12 novembre 2019 à 16h48

Astrid Jean-Joseph

Dans un arrêt du 17 octobre 2019, la Cour de cassation rappelle une jurisprudence bien établie selon laquelle l'article L.242-1 du Code des assurances fixe limitativement les sanctions applicables aux manquements de l'assureur.

Astrid Jean-Joseph
SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE LA RÉDACTION, LE LAMY ASSURANCES

Un acquéreur conclut un contrat de construction de maison individuelle avec une société (depuis en liquidation judiciaire) qui sous-traite les travaux de gros œuvre. Une assurance de responsabilité civile décennale, et dommages-ouvrage, a été souscrite auprès d’une compagnie ; une garantie de livraison a également été contractée auprès d’un autre assureur. Se plaignant de désordres intervenus après réception, l’acquéreur, à la suite d’une expertise, assigne le constructeur, le sous-traitant et les assureurs concernés pour obtenir une indemnisation.

La cour d’appel condamne in solidum l’assureur dommages-ouvrage à payer au requérant une somme au titre des préjudices immatériels et à garantir les assureurs « garantie livraison » et du sous-traitant à hauteur de cette somme. Se fondant sur l’article L.242-1 du Code des assurances, les juges du fond retiennent que « les dommages immatériels peuvent être mis à la charge de l'assureur dommages-ouvrage s'ils découlent d'une faute de celui-ci, notamment à défaut d'offre d'indemnisation de nature à mettre fin aux désordres et que, en l'espèce, (l’assureur) ne justifie pas avoir proposé une indemnité destinée au paiement des travaux de réparation des dommages ».

Ce raisonnement est censuré par la Cour de cassation selon le motif que « l'article L.242-1 du Code des assurances fixe limitativement les sanctions applicables aux manquements de l'assureur dommages-ouvrage à ses obligations ».

La position de la troisième chambre civile n’est pas nouvelle quant à l’interprétation limitative, voire exclusive, des sanctions fixées par l’article L.242-1 précité. À titre d’exemples, il a été décidé que :

Dépêches

Chargement en cours...

Les articles les plus lus

Pierre Donnersberg & Christian Burrus, coprésidents de Diot-Siaci

« La croissance de Diot-Siaci devrait encore s’afficher à deux chiffres en 2025 »

Entre Pierre Donnersberg et Christian Burrus, coprésidents du courtier Diot-Siaci, c’est l’entente…

Jean-Christophe Manuceau La Tribune de l'Assurance 04/12/2025

Réassurance interne

Abonnés La Macif cède à la tentation

Pour faire face à la montée des risques, notamment climatiques, et s’offrir une alternative au…

Louis-Christian de Baudus La Tribune de l'Assurance 01/12/2025

Stéphane Vauterin, Professional & Specialty Lines Manager pour la France chez Axa XL

« La tendance tarifaire du risque cyber est à la baisse »

Axa XL, la division d’Axa dédiée à l’assurance des grands risques pour les groupes du CAC 40 et les…

Louis Guarino La Tribune de l'Assurance 11/12/2025

Dans la même rubrique

Abonnés Chronique de la régulation de l’assurance (juillet 2025-janvier 2026)

L’actualité du second semestre 2025 a été dense pour l’Autorité de contrôle prudentiel et de...

Abonnés Perte de chance : il faut toujours prouver la chance perdue

Une « plus-value future », totalement hypothétique, peut-elle relever de la perte de chance ? Dans...

Abonnés Fraude : les assureurs sous le feu des critiques

Alors que l’escroquerie à l’assurance se complexifie et ne cesse de progresser, c’est désormais la...

Voir plus

Chargement…