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Trois questions à Frédéric Costard, directeur général de Smacl assurances

Publié le 8 janvier 2020 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

Quels sont les éléments que vous prenez en considération quand vous proposez des polices pour des dommages aux ouvrages de génie civil ?

En réalité, tout dépend de la demande de la collectivité propriétaire du pont qu’elle définit lors d’un appel d’offres public auquel répondent des assureurs comme Smacl assurances. Pour répondre à l’appel d’offres, on étudie notamment la sinistralité sur les dernières années pour pouvoir souscrire et tarifer le risque. S’il y a un sinistre sur un pont tous les six mois, ce n’est pas la même chose qu’un sinistre tous les trente ans. L’acceptation du risque et de sa tarification se fait au cas par cas. Tout dépend également de l’événement générateur du dommage pour lequel le maître d’ouvrage souhaite s’assurer : incendie, explosion, événements climatiques…

L’entretien et le suivi des ponts est-il un bon risque ?

Aujourd’hui, les effondrements de ponts sont heureusement rares. Mais quand un pont s’effondre, le bilan peut être lourd en termes de dommages corporels et de préjudices financiers, ce sont des sinistres de forte intensité comme le rappelle le récent accident en Haute-Garonne. Il y a beaucoup d’ouvrages qui, en l’état actuel des choses, ne présentent pas toutes les garanties de sécurité nécessaires. C’est pour cela que nous proposons à nos assurés des prestations pour mettre les ouvrages d’art et de génie civil sous contrôle, et mesurer de cette façon leur solidité. Cette solution permet aux collectivités territoriales de rationaliser leurs dépenses en concentrant leurs efforts sur les ouvrages exposés.

Comment percevez-vous le diagnostic et les mesures préconisées par le rapport sénatorial sur la sécurité des ponts ?

Nous partageons le constat que pas mal de ponts ont mal vieilli. Au niveau des mesures proposées, je suis incapable de vous...

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