Abonnés

Marché français

Petits volumes mais grosses perspectives

Publié le 2 décembre 2021 à 11h16

Geneviève Allaire    Temps de lecture 6 minutes

En France, c’est essentiellement la ligne d’affaires dommages aux biens qui progresse. Les captives apparaissent comme une solution face à la difficulté de couvrir certains risques.

Les primes de réassurance acceptées à partir de la France, en vie et en non-vie, ont représenté environ 7 Md€ en 2020, pour un marché total de la réassurance mondiale de 261 Md€, selon l’Association des professionnels de la réassurance en France (Apref). Le poids du marché français est donc limité à environ 2,70 %. À cela, il faut cependant ajouter les activités des réassureurs depuis le sol français vers les autres pays. En termes de chiffre d’affaires accepté en France pour 2020, celui-ci est de 5,1 Md€ pour les réassureurs et d’1,2 Md€ pour la Caisse centrale de réassurance (CCR), soit un chiffre d’affaires total accepté en France de 6,3 Md€. Hors CCR, 60 % des primes brutes encaissées concernent la non-vie et 40 % sont relatives à la vie. 34 % du chiffre d’affaires est issu du non proportionnel (traité où le réassureur fixe librement son tarif) et 66 % provient du proportionnel (où le réassureur reçoit une portion des primes et acquitte les sinistres à due proportion). Si l’on se base sur les primes brutes perçues en non-vie, les lignes d’affaires les plus importantes sont l’assurance de biens (39 % du chiffre d’affaires), l’auto (18 % du chiffre d’affaires), la responsabilité civile générale (12 %) puis le transport et la construction (chacune de ces lignes représentent 8 % du chiffre d’affaires). En vie, c’est la prévoyance qui vient en tête car elle représente environ 70 % du chiffre d...

Dans la même rubrique

Abonnés Ils assurent les producteurs de fruits

Les producteurs de fruits – en arboricultures et en petits fruits – sont en première ligne des aléas...

Abonnés Risques de guerre : le changement de régime des couvertures s’accélère

Ukraine, Moyen-Orient, tensions maritimes : la conflictualité change d’échelle et s’installe dans la...

Abonnés Des risques cyber sous-estimés 

Les entreprises françaises continuent de sous-estimer l’impact réel d’une cyberattaque, malgré un...

Voir plus

Chargement…