Face à la recrudescence des tensions politiques, y compris en France, les réassureurs mondiaux cherchent à minimiser leur exposition aux risques couverts.
Au chapitre géopolitique, la poursuite de la guerre en Ukraine a des impacts sur la sécurité européenne et mondiale ; malgré la première étape du plan de paix signée le 9 octobre, la situation générée par le conflit israélo-palestinien demeure tendue ; l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis entraîne des changements en profondeur sur l’ordre international, les alliances (Otan) et les relations avec la Chine et la Russie ; il y a également des tensions majeures dans certaines parties du monde : guerre civile au Soudan entraînant des pénuries alimentaires et sanitaires et des déplacements massifs des populations, crise politique et humanitaire au Venezuela, montée spectaculaire de la violence et de la criminalité en Équateur, etc.
La France n’est pas en reste. Des émeutes ont éclaté en Nouvelle-Calédonie en mai 2024, entraînant la déclaration de l’État d’urgence pendant deux semaines. Le bilan humain a été lourd (plusieurs morts chez les civils et les gendarmes) et les dégâts matériels ont été importants, des centaines d’entreprises et de maisons ayant été détruites ou endommagées et des milliers d’emplois ayant été impactés. Selon l’Apref (Association des professionnels de la réassurance en France), le montant pris en charge par les réassureurs à la suite des émeutes survenues en Nouvelle-Calédonie est de 500 M€, soit 50 % du total. Précédemment, en 2023, des émeutes avaient éclaté en métropole après la mort de Nahel, un adolescent de 17 ans tué par un...