Les assureurs s’intéressent davantage au marché des PME et ETI. L’édition 2026 de Lucy, l’étude quantitative consacrée par l’Amrae à la dynamique du marché de la cyberassurance, le confirme.
« La pénétration de l’assurance cyber poursuit sa progression avec un quasi-doublement de la souscription pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les entreprises moyennes », expose Philippe Cotelle, le président de la commission cyber de l’Association de management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae). Lequel a piloté la sixième édition de « Lumière sur la cyberassurance » (Lucy), l’étude quantitative qui s’appuie sur des données anonymisées transmises par douze courtiers, dont des AssurTech, comme Stoïk. Le nombre d'ETI assurés a crû de 75 % en 2025, confirmant la tendance à l'élargissement du marché. Le ratio sinistres/primes se dégrade fortement, passant de 13 à 42 % sur un an. Un signal technique défavorable qui n'empêche cependant pas le mouvement baissier des primes de se poursuivre. Après une baisse de 10 % en 2024, les prix ont encore chuté de 23 % en 2025, soulevant des interrogations quand à la soutenabilité du cycle. « Le développement de solutions de souscription simplifiées, notamment via des plates-formes digitales permettant une adhésion rapide, a contribué à attirer de nouvelles entreprises vers l’assurance cyber », analyse Philippe Cotelle. « Le risque cyber est devenu le risque incendie du 21e siècle », martèle Thomas Renaud, directeur général de Stoïk France, l’AssurTech qui a contribué à Lucy et qui cible le marché des PME-ETI qui réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 2 Md€. Stoïk assure aujourd’hui 6 000 entreprises en France et 12 000 en Europe.