En moyenne, les dépenses de santé collective dérivent d’environ 5 % par an, soit un taux supérieur à l’inflation actuelle. Les pouvoirs publics n’en finissent pas de transférer les charges vers les complémentaires santé, mettant à mal le contrat responsable et, par ricochet, la solidarité du système de santé.
En 2025, les dépenses des régimes frais de santé ont continué de croître. Dans les portefeuilles d’Apicil et de Malakoff Humanis, la hausse globale a été respectivement de 6 % et de 5 %. Les courtiers WTW et Mercer annoncent tour à tour +5 % et +5,7 %. Quant à Vyv, la croissance des dépenses s’est établie à environ 4 %. Plus précisément, sur le collectif, Apicil a vu les frais médicaux courants, la pharmacie et l’hospitalisation augmenter respectivement de 6,5 %, 8 % et 7 %, mais a observé le début de l’atterrissage du 100 % santé, les hausses s’étant « cantonnées » à 2,5 % en optique, 5 % en dentaire et 4 % en audioprothèse. Sur les postes divers (ostéopathie, psychologie, appareillage, etc.) et toujours chez Apicil, la consommation a bondi de 11,5 % l’année dernière. « Cette envolée de la consommation sur les postes divers est autant liée à une plus grande fréquence des soins qu’à des tarifs unitaires plus élevés. En revanche, la hausse du dentaire est issue de soins plus fréquents, et l’augmentation des frais médicaux courants (consultations médicales, kinés, infirmières, etc.) provient de la revalorisation des tarifs à la suite des renégociations conventionnelles portant les remboursements des complémentaires à la hausse », a remarqué Damien Dumas, directeur général adjoint santé et prévoyance d’Apicil. Chez Mercer, avec +7,8 %, la pharmacie est l’un des postes ayant le plus crû en 2025 : « Cela est d...