L’an dernier, les clignotants du marché de l’assurance vie ont viré au vert vif, comme en témoigne le bilan 2025 haut en couleur dévoilé fin mars par France assureurs, auquel fait écho notre top 100. Profitant à la fois de la dynamique boursière et du reflux conjugué de l’inflation et des taux courts, les offres des assureurs ont pris appui sur leurs deux jambes – fonds euros et unités de compte – pour regagner le haut du podium de l’épargne financière des ménages. Une place qu’elles ne semblent pas près de céder dans un contexte toujours propice à l’épargne.
Le 25 mars dernier, le printemps débutant avait, malgré le prégnant écho des bombes au Moyen-Orient, des airs de microclimat chez France assureurs sous l’effet irradiant des excellents chiffres du marché de l’assurance vie énoncés par la présidente de la fédération, Florence Lustman (cliquez ici pour télécharger notre classement des 100 premiers contrats d'assurance vie en 2025 en PDF • PDF • 207 Ko).
Choix privilégié
Affichant une collecte brute de 192,1 Md€ en hausse de 10 % par rapport à 2024 (année où ce chiffre d’affaires avait déjà bondi de 14 % ) et une collecte nette (de retraits) de 50,6 Md€ contre 28,5 Md€ un an plus tôt, « le marché retrouve, en termes de cotisations, les niveaux les plus élevés constatés depuis le début du siècle », souligne Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne, qui pointe des prestations en recul de 3 %, à 141,4 Md€. « Les retraits ont été moins importants, car les alternatives à l’assurance vie ont perdu en compétitivité », ajoute l’expert. « Aujourd’hui, l’assurance vie représente 52 % des principaux placements financiers des Français », se réjouit Florence Lustman. « Souvent remise en question dans le débat politique et considérée à tort comme peu productive pour l’économie, l’assurance vie s’affirme plus que jamais comme un produit d’épargne de premier choix pour les particuliers », abonde Hélène N’Diaye, directrice générale adjointe du groupe Maif et directrice générale de Ma...