Abonnés

Distribution

Vers un démarchage téléphonique toujours plus encadré

Publié le 21 octobre 2025 à 9h00

Gide Loyrette Nouel    Temps de lecture 6 minutes

De nouvelles contraintes juridiques bouleversent les pratiques commerciales et les modalités de distribution d’assurance, désormais étroitement surveillées par le régulateur.

Charles-Éric Delamare-Deboutteville, avocat au barreau de Paris, Counsel, Gide Loyrette Nouel, Hortense Griton, avocate au barreau de Paris, Counsel, Gide Loyrette Nouel & Richard Ghueldre, avocat au barreau de Paris, associé, Gide Loyrette Nouel

La distribution de produits d’assurance fait l’objet de contraintes réglementaires toujours plus importantes, de nature à bouleverser ses modalités de commercialisation. À ce dispositif se sont également récemment ajoutées plusieurs communications de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de nature à remettre en question les modalités organisationnelles selon lesquelles sont réalisées les activités de démarchage téléphonique.

Si le contenu et la valeur des communications de l’ACPR semblent pouvoir faire l’objet de discussions, elles démontrent l’intérêt de l’autorité pour ces schémas de distribution, ce qui devrait conduire les professionnels, à tout le moins, à s’interroger sur la pérennité de leurs modalités de distribution de produits d’assurance par téléphone.

Renforcement des modalités de consentement du client démarché par téléphone

La réglementation du démarchage téléphonique en matière d’assurance a récemment connu plusieurs séries de modifications de nature à en limiter l’usage. Depuis le 1er avril 2022, le cadre juridique actuellement en vigueur (et notamment les articles L.112-2-2 et R.112-7 du Code des assurances) impose aux distributeurs d’assurance ayant recours au démarchage téléphonique de solliciter et d’obtenir l’accord exprès du prospect dès le début de l’appel, de lui adresser la documentation précontractuelle relative au contrat proposé et de respecter un délai de réflexion de vingt-quatre heures avant toute souscription. Le régime actuel conditionne donc déjà la réalisation d’opérations de prospection commerciale à une manifestation, par le souscripteur ou l’adhérent éventuel, de son consentement lors de l’échange téléphonique avec le distributeur d’assurance.

Dépêches

Chargement en cours...

Les articles les plus lus

Pierre Donnersberg & Christian Burrus, coprésidents de Diot-Siaci

« La croissance de Diot-Siaci devrait encore s’afficher à deux chiffres en 2025 »

Entre Pierre Donnersberg et Christian Burrus, coprésidents du courtier Diot-Siaci, c’est l’entente…

Jean-Christophe Manuceau La Tribune de l'Assurance 04/12/2025

Réassurance interne

Abonnés La Macif cède à la tentation

Pour faire face à la montée des risques, notamment climatiques, et s’offrir une alternative au…

Louis-Christian de Baudus La Tribune de l'Assurance 01/12/2025

Stéphane Vauterin, Professional & Specialty Lines Manager pour la France chez Axa XL

« La tendance tarifaire du risque cyber est à la baisse »

Axa XL, la division d’Axa dédiée à l’assurance des grands risques pour les groupes du CAC 40 et les…

Louis Guarino La Tribune de l'Assurance 11/12/2025

Dans la même rubrique

Abonnés Démarchage téléphonique : le consentement devient la règle

Les assureurs et les courtiers ont six mois pour s’aligner sur les règles du droit commun, qui...

Abonnés Expertise conventionnelle et force probante : l’heure est désormais à l’amiable

En privilégiant l’expertise amiable à l’expertise judiciaire, la Cour de cassation creuse un peu...

Abonnés Définir les risques maritimes, de quoi devenir (Piano) Barge

La Cour de cassation avait bousculé les praticiens avec une définition en apparence restrictive du...

Voir plus

Chargement…