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Protection juridique

Un réservoir de croissance dans un océan saturé

Publié le 5 janvier 2016 à 8h00

Bertrand Néraudau, avocat à la cour, et Simon Le Grill

Face à un environnement juridique de plus en plus complexe, l’assurance de protection juridique apparaît à la fois comme une solution pour les justiciables et comme un relais de croissance à fort potentiel pour les assureurs. 

Bertrand Néraudau, avocat à la cour, et Simon Le Grill
juriste

L’IARD est aujourd’hui perçu comme un marché saturé. En effet, la croissance de son chiffre d’affaires demeure assez faible : +1,82 % entre 2012 et 2013 et seulement +1,59 % entre 2013-2014 (1). Le recours à des relais de croissance devient inévitable. C’est le cas de l’assurance affinitaire avec son chiffre d’affaires estimé à 3 Md€ par an et son taux de croissance à deux chiffres.

La transformation digitale des produits traditionnels permettrait aussi une croissance plus forte de l’IARD. Le virage digital est déjà amorcé avec l’intégration des objets connectés facilitant le « pay as you drive » et le « pay how you drive » en auto par exemple, sans qu’il soit cependant établi que cela se traduise par une hausse du volume de primes. Mais s’il existe un relais de croissance au potentiel encore inexploité, il s’agit bien de l’assurance de protection juridique.

Contexte réglementaire favorable à la croissance de la protection juridique

Face à un environnement réglementaire de plus en plus complexe, l’assurance de protection juridique apparaît à la fois comme une solution pour les justiciables et comme un relais de croissance à fort potentiel pour les assureurs.

En effet, le droit se complexifie. Les sources traditionnelles sont concurrencées par de nouvelles et nombreuses autres normes. Il s’agit le plus souvent de normes techniques et environnementales, par exemple dans le bâtiment, de chartes et codes de bonne conduite dans la banque et l’assurance, ou encore de programmes d’actions, de déclarations et de résolutions à l’initiative de personnes privées. L’ensemble de ces normes constitue ce qu’on appelle communément la « soft law », le droit « souple ».

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