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Post-Covid, la réassurance de personnes en vigie face au mpox

Publié le 19 novembre 2024 à 9h00

Swiss Re    Temps de lecture 5 minutes

La situation est tristement familière : un virus en mutation, capable de se transmettre des animaux aux humains, constituant une menace mondiale. Le 14 août, l’OMS a déclenché son plus haut niveau d’alerte face à un nouveau variant du virus « mpox », jugé par de nombreux experts comme plus dangereux et contagieux. Le point de vue de la réassurance avec Swiss Re.

Paul Murray, CEO, Swiss Re réassurance vie et santé

Il y a deux ans, en pleine pandémie de Covid-19, une épidémie du virus mpox (variole simienne) s’est propagée des régions endémiques à l’Europe et à l’Amérique du Nord. À l’époque, l’OMS avait souligné que c’était la première fois que ce virus était signalé à la fois dans des pays endémiques et non endémiques. Ces dernières semaines, les cas ont à nouveau augmenté en République démocratique du Congo (RDC) et se propagent dans un nombre croissant de pays africains, causant des centaines de décès depuis le début de l’année. Au moins un cas a été détecté en Europe chez une personne ayant voyagé en Afrique, ainsi que plusieurs cas en Asie. Cette propagation rappelle une fois de plus que les maladies infectieuses ne sont pas confinées à un territoire, et qu’une surveillance globale est indispensable.

Un rappel fort

La résurgence du mpox rappelle avec force qu’une maladie potentiellement mortelle, capable de devenir plus dangereuse et contagieuse au fil de ses mutations, peut se propager à l’échelle mondiale malgré nos efforts pour l’endiguer. Il s’agit d’un défi qui s’étend sur plusieurs continents et qui doit retenir toute notre attention.

Comme en 2022, nous ne prévoyons pour le moment pas d’impact financier significatif sur le système d’assurance mondial suite à cette nouvelle épidémie du virus mpox. En effet, des vaccins sont déjà disponibles et, bien qu’il y ait une certaine transmission respiratoire, elle nécessite principalement un contact étroit avec la peau ou les muqueuses d’une personne infectée pour se propager, ce qui la rend plus facile à contenir que de nombreux autres virus.

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