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Prévoyance

L’impact de la pandémie sur la réassurance

Publié le 29 juin 2022 à 10h29

Galea & associés et Guy Carpenter    Temps de lecture 10 minutes

Du fait de la pandémie de la Covid-19, les assureurs ont été confrontés à deux années exceptionnelles. L’équilibre technique des portefeuilles prévoyance a été fortement perturbé et les perspectives sur l’évolution du risque présentent de fortes incertitudes, en raison non seulement du contexte sanitaire, mais aussi de l’évolution des modes de vie en lien avec la crise, ou encore des évolutions réglementaires. Cette situation a amené les différents acteurs du marché à se repencher sur les techniques d’atténuation des risques, et notamment les opportunités en matière de réassurance. Quels ont été les effets majeurs de la crise sanitaire sur les risques décès, arrêt de travail et santé ? Et quelles évolutions sont en cours en termes de solutions de réassurance ?

Cindy Cornuaille, actuaire manager, Galea & associés et Isabelle Dartiguelongue, directrice vie et assurances de personnes, Guy Carpenter

Selon l’Insee, la nombre de décès en France a progressé de 9 % en 2020 par rapport à 2019. De fortes disparités sont toutefois constatées par âge, avec une surmortalité concentrée sur les plus de 55 ans. Au contraire, on observe une baisse de la mortalité chez les moins de 35 ans, liée notamment à la diminution du nombre d’accidents de la circulation ainsi qu’à l’absence de certaines pratiques à risque (d’ordre sportives ou festives) pendant les périodes de confinement. Sur les 35-55 ans, l’évolution des quotients de mortalité est très différente pour les hommes (hausse entre 2 % et 3 %) et les femmes (baisse entre 0 % et -2,5 %) (1).

Sur les portefeuilles d’assurés, Galea & associés a constaté que l’impact de la pandémie sur la sinistralité décès de 2020 a donc été relativement modéré sur des populations d’actifs, mais a pu être plus significatif sur des portefeuilles plus âgés (produits obsèques par exemple). Sur les actifs, soulignons toutefois des disparités parfois importantes selon la démographie de l’entreprise, la répartition des salaires par âges, ou encore la région géographique. Au-delà des impacts à court terme, les effets à plus long terme de la pandémie sur la longévité sont à ce stade incertains. Une récente étude de la DREES (2) montre en 2020 une baisse de l’espérance de vie à 65 ans (avec ou sans incapacité), sans remettre en cause la progression plus rapide de l’espérance de vie sans incapacité par rapport à l’espérance de vie totale à 65 ans, tendance...

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