Abonnés

Droit et technique

Automobile : l'autoassurance des dommages dans les flottes de véhicules

Publié le 18 juillet 2017 à 8h00

Lionel Ray

Les regroupements d’entreprises intervenus récemment ont entraîné la constitution de parcs automobiles importants dont la gestion a été optimisée. La couverture des risques de circulation et de dommages aux véhicules n’a pas échappé à cette action et les entreprises se sont naturellement orientées vers l’autoassurance sans nécessairement renoncer à l’expérience des assureurs et des intermédiaires.

Lionel Ray
consultant en assurance

Une société disposant d’une flotte nombreuse présentant une statistique stable de sinistres constate que l’assureur lui offre un moyen de budgéter, sans s’exposer à un risque de dérive, le coût de sa sinistralité accompagnée d’une prestation de gestion. Ce service a un prix établi sur la prévision de la charge supportée par la compagnie à laquelle celle-ci ajoute un chargement de gestion, la commission versée à l’intermédiaire et la taxe d’assurance pour les véhicules légers.

Calcul de la cotisation TTC nécessaire pour verser 1 000 € d’indemnité « dommages »

Cet exemple théorique montre qu’une indemnisation doit être chargée de 69 % pour couvrir les frais de gestion et la fiscalité de l’assurance. La taxe zéro en dommages pour les poids lourds réduit l’impact à 43 %. L’autoassurance complète permet d’échapper à ce chargement mais il faut alors considérer son coût de gestion et de reporting, qu’il corresponde à une prestation externe ou interne. En tout état de cause, l’opération se solde nécessairement par un gain pour l’entreprise sauf à ce que la sinistralité présente une dérive par rapport à celle sur laquelle a été établie la cotisation.

La quête d’une assurance la plus étendue, si elle est compréhensible, n’est donc pas la démarche la plus économique.

L’autoassurance par la franchise

Nombre d’assurés considèrent que la franchise en automobile constitue une pénalité parce qu’en cas d’accident avec un responsable couvert par un assureur IRSA, son montant n’est pas déduit, l’assureur étendant l’avance sur recours conventionnelle à la franchise. En fait, celle-ci doit être envisagée comme une autoassurance ayant pour objectifs de tempérer le niveau de cotisation et de responsabiliser l’assuré en le faisant participer à son risque.

Dépêches

Chargement en cours...

Les articles les plus lus

Pierre Donnersberg & Christian Burrus, coprésidents de Diot-Siaci

« La croissance de Diot-Siaci devrait encore s’afficher à deux chiffres en 2025 »

Entre Pierre Donnersberg et Christian Burrus, coprésidents du courtier Diot-Siaci, c’est l’entente…

Jean-Christophe Manuceau La Tribune de l'Assurance 04/12/2025

Réassurance interne

Abonnés La Macif cède à la tentation

Pour faire face à la montée des risques, notamment climatiques, et s’offrir une alternative au…

Louis-Christian de Baudus La Tribune de l'Assurance 01/12/2025

Stéphane Vauterin, Professional & Specialty Lines Manager pour la France chez Axa XL

« La tendance tarifaire du risque cyber est à la baisse »

Axa XL, la division d’Axa dédiée à l’assurance des grands risques pour les groupes du CAC 40 et les…

Louis Guarino La Tribune de l'Assurance 11/12/2025

Dans la même rubrique

Abonnés Démarchage téléphonique : le consentement devient la règle

Les assureurs et les courtiers ont six mois pour s’aligner sur les règles du droit commun, qui...

Abonnés Expertise conventionnelle et force probante : l’heure est désormais à l’amiable

En privilégiant l’expertise amiable à l’expertise judiciaire, la Cour de cassation creuse un peu...

Abonnés Définir les risques maritimes, de quoi devenir (Piano) Barge

La Cour de cassation avait bousculé les praticiens avec une définition en apparence restrictive du...

Voir plus

Chargement…