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Zoom sur la détection de la fraude : le critère incontournable

Publié le 3 novembre 2015 à 6h00    Mis à jour le 23 novembre 2015 à 9h47

« Pendant très longtemps, de nombreux vétérinaires se sont arrangés pour facturer aux clients uniquement les soins pour lesquels ils pouvaient être remboursés. C'était intenable ! », explique un assureur sous couvert d'anonymat. Dans certains pays, la fraude était telle sur les couvertures santé animale que les porteurs de risque ont déserté. « La Belgique a arrêté l'assurance santé pour les animaux de compagnie il y a quelques années », explique Jérôme Salord (SantéVet) qui tentera une nouvelle percée chez nos voisins d'outre-Quiévrain en début d'année prochaine.

Conscients des limites, les assureurs du marché tentent aujourd'hui de rectifier le tir, instaurant pour certains des questionnaires de santé. Avec des interventions vétérinaires pouvant aller jusqu'à 2 500 € et des opérations chirurgicales s'élevant même à 4 000 €, les opérateurs doivent donc composer entre maîtres peu scrupuleux et délais de carence, avec le risque de perdre de la clientèle.

« Pour le risque de maladie, si j'augmente mon délai de carence de dix jours, je perds à coup sûr 15 % de mon portefeuille dans l'année, peste un assureur. La franchise, voire le doublement de franchises, l'âge minimal de l'animal à la souscription ou l'abaissement des plafonds de remboursement sont autant de garde-fous, qui ne suffisent pas à endiguer le phénomène. »

À tel point que la plupart de ceux qui proposent des couvertures pour animaux domestiques ont dû intégrer ce facteur dans leurs mécanismes. « L'assurance chien/chat est rentable pour ceux qui maîtrisent la chaîne de gestion de sinistres et de détection de la fraude », explique Rabih Samaha.

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