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Trois questions à Marie Papillon, galeriste et présidente du Comité professionnel des galeries d’art

Publié le 1 juillet 2020 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

Durement touchée par le confinement, votre profession a-t-elle pu se reposer sur les assureurs ?

Commerces non-alimentaires, nous avons été frappés par les fermetures administratives. Mais la réelle difficulté fut surtout l’impossibilité de participer aux foires et donc de vendre. Nous sommes inquiets : un tiers des galeries pourrait fermer à court terme à cause de charges fixes importantes. L’art n’a pas été plus épargné que d’autres secteurs par l’impossibilité de recourir aux assurances. Nous prenons beaucoup de risques en défendant un artiste. Il est donc indispensable de pouvoir se reposer sur des solutions minimisant les autres risques. Or, à l’exception de rares cas de rachat d’exclusion, personne n’a été couvert. Nous avons bénéficié des précieux conseils des courtiers spécialisés qui ont pu négocier parfois des aménagements auprès des assureurs, mais on se demande parfois si l’assureur connaît nos métiers.

Alors que la pandémie menace toujours, comment abordez-vous l’automne et la reprogrammation des foires et salons annulés au printemps ?

Pour les foires d’automne, aucune assurance ne vient couvrir le risque. Beaucoup de galeries ne pourront pas assumer de perdre l’acompte versé aux organisateurs en cas de nouvelle annulation. Nous allons devoir trouver d’autres solutions pour répartir le risque.

Envisagez-vous de renoncer aux assurances ?

Il y a peu de doutes sur la nécessité des assurances habituelles en multirisque sur les stocks, la galerie, la RC… Mais va se poser la question de la pertinence des garanties annulation pour les foires qui nous imposent des primes lourdes pas toujours efficaces. Il est urgent d’engager une discussion avec tout le secteur de l’événementiel pour obtenir une réponse des assureurs. Une autre discussion doit...

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