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Trois questions à Luc Pons, associé au cabinet Racine

Publié le 7 mai 2018 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

Pourquoi Geoxia avait-il besoin d’une captive d’assurance ?

Le projet de création de la captive de Geoxia maisons individuelles s’inscrit dans un contexte précis. Toute construction individuelle en France doit être garantie pour sa bonne livraison. Pour un assureur classique, si un opérateur de la taille de Geoxia venait à déposer le bilan, cela représenterait entre 3 000 et 4 000 maisons qui ne pourraient plus être garanties chaque année, dans un marché où la plupart des autres constructeurs bâtissent environ 100 maisons/an. Il y avait donc pour le marché de l’assurance traditionnelle un risque de devoir supporter des coûts de retard très importants et pour Geoxia une défiance des assureurs alors que l’entreprise est en pleine croissance. L’intérêt de créer une captive d’assurance a donc permis à Geoxia maisons individuelles de trouver une solution d’assurance de cautionnement sur-mesure et de garder les primes payées dans le groupe.

Le processus a-t-il été difficile ?

Nous avons longuement discuté avec l’ACPR, en revoyant plusieurs fois nos modèles, notamment sur le montant maximal du risque, la phase d’instruction avant obtention de l’agrément ayant duré environ dix mois. En aidant Geoxia à créer Imhotep assurances, nous l’avons rendu « Solvency II compliant », notamment en matière de gouvernance, en veillant à ce qu’il n’y ait pas de collusions d’intérêts entre captive et maison-mère.

L’ACPR a-t-elle été à la hauteur ?

Nous sommes largement satisfaits de nos échanges avec l’autorité de contrôle, ainsi que de l’écoute, du professionnalisme, et du sérieux de ses équipes. L’ACPR s’est montrée ouverte,...

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