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Trois questions à Gilles Grebert, responsable gestion souscription flottes, maritime & transport chez MMA

Publié le 2 février 2016 à 8h00

esignoret@profideo.com

Covéa est-il toujours présent sur le segment des TPV et y a-t-il de nouveaux modes de transports public de voyageurs sur lesquels vous ne souhaitez pas vous positionner ?

Covéa reste sur ce segment car il s’agit pour nous de maintenir une présence et une veille sur un marché qui fait partie intégrante des flottes d’entreprises et de transport mais qui est clairement en dehors de notre cible. Il n’y a pas aujourd’hui de nouveaux modes de transports publics de voyageurs mais, avec la loi Macron, le nouveau cadre législatif relance le TRV interurbain sous une forme par ailleurs parfaitement classique.

Est-ce pour vous un segment trop sinistré ?

Dans un cadre réglementaire très exigeant, les professionnels du transport interurbain de voyageurs et du tourisme ont depuis bien longtemps fait le nécessaire pour maîtriser leur sinistralité de fréquence. Et ils y sont parvenus. En revanche, quels que soient les efforts déployés par le secteur, la présence à bord d’un même véhicule de 50 personnes ou plus fait peser sur cette activité un risque d’intensité considérable en cas d’accident grave.

Cela n’en fait pas pour autant un risque inassurable mais les tarifs actuellement pratiqués par le marché sont deux à trois fois inférieurs à ceux qui permettraient d’équilibrer intrinsèquement le segment du transport routier de voyageurs. Et nous refusons de le mutualiser à l’échelle de notre portefeuille et de dégrader ainsi notre compétitivité sur les autres segments.

L’apparition de nouveaux modes de transports du public (notamment le covoiturage), ou l’augmentation des voyages en autobus, vous oblige-elle à revoir vos critères de calcul des risques et de tarification ?

Le covoiturage est une problématique qui concerne les assureurs auto de particuliers. Le développement du trafic interurbain en autocars va augmenter la matière assurable en TRV. Il ne va pas en modifier la nature et le profil de risque. Nous n’avons donc pas de raison, à court terme, de revoir nos critères de sélection et de tarification.

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