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Trois questions à François Bland, directeur du parc national des Calanques

Publié le 30 septembre 2019 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

Pourquoi avoir demandé la réparation du préjudice écologique ?

Les actes de braconnage se situaient dans une zone de non-pêche pour laquelle, grâce à un état zéro (réalisé à partir de 2013) et un contrôle trois ans plus tard, nous avions pu prouver l’augmentation de la biomasse des poissons. Les faits de braconnage avaient donc des conséquences mesurables, ce qui posait la question de leur réparation.

Comment a été évalué le montant du préjudice écologique ?

Nous sommes partis du principe que ces zones de non-pêche fonctionnent comme des banques avec un état zéro : nous avions un certain stock de poisson et l’effet réserve a produit des intérêts que nous savons mesurer. Donc l’impact du braconnage va s’apparenter à un prélèvement sur ces intérêts. Nous avons défini l’équivalent du pourcentage de la surface de zone de non-pêche impacté et nous l’avons rapporté au coût de création et de gestion d’une telle zone que nous connaissons aussi. On sait qu’une aire marine protégée n’est efficace – donc ne produit des intérêts – que lorsqu’elle est surveillée. Enfin, nous avons pris en compte que les espèces prélevées étaient tout en haut de la chaîne alimentaire de cette biomasse donc nous sommes passés du nombre de poissons prélevés pour l’étendre à l’ensemble de la biomasse affectée par l’action du braconnage avec un coefficient multiplicateur. Nous n’avons pas appliqué cette méthode aux oursins et aux poulpes marginalement pris.

Et vous avez obtenu un préjudice de plus de 450 000 €…

Tout à fait. Mais je voudrais préciser que pour arriver à cette valorisation économique, les données ont été minorées. Nous avons retenu les valeurs les plus basses et des...

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