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Trois questions à Emmanuel Le Floc'h, directeur technique Reinsurance solutions chez Aon France

Publié le 2 octobre 2019 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

Quelles conséquences cette prise de conscience a-t-elle sur l’industrie ?

Les réassureurs ont pris conscience de la problématique plus tôt que les assureurs. Ils souhaiteraient l’exclure ou à défaut la cantonner, c’est-à-dire la sous-limiter, pour ensuite idéalement la valoriser. Les réassureurs aimeraient que cette couverture qui était incluse dans les traités soit maintenant reconnue comme ayant une valeur économique. Dans les négociations récentes, nous voyons poindre ces demandes, sans écho réel cependant du côté des assureurs à ce stade. Ils travaillent actuellement sur leurs propres expositions afin de les cartographier et les quantifier et dans ce contexte ce serait prendre un risque trop important de découvert que d’accepter des limitations aux traités de réassurance.

Comment ces garanties silencieuses peuvent-elles continuer d’exister alors même que les traités et les contrats sont régulièrement mis à jour ?

La plupart des polices d’assurance en France ne font pas de distinction du fait générateur. Ainsi, dans les garanties incendies, on parle de l’incendie et de ses conséquences et non du fait générateur de l’incendie, que celui-ci soit la conséquence d’un détournement par voie cybernétique importe peu. C’est un changement de paradigme dans la mesure où désormais on s’intéresse au fait générateur. Cette problématique est par ailleurs amplifiée par la diversité des polices vendues par un assureur et parfois par la coexistence de plusieurs générations de polices distinctes.

Les réassureurs répercutent-ils cette problématique sur les tarifs ?

Pour l’instant, la pression ne se fait pas sur les tarifs. Il est difficile de justifier d’augmentations quand la réalisation du risque est très faible. Les réassureurs se font quand même de plus en plus pressants...

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