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Trois questions à Cyrille de Montgolfier, directeur général, la Parisienne assurances

Publié le 7 février 2018 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

Comment abordez-vous l’attrait des réassureurs pour le marché de l’assurance directe ?

Je considère avant tout que les réassureurs sont des partenaires. Ils sont les vrais porteurs de risques. Mais les frontières ne sont pas strictes : les réassureurs vont vers l’assurance tout comme beaucoup de compagnies d’assurance, à l’inverse, ont une activité de réassurance. Concernant La Parisienne assurances, nous cédons entre 70 et 80 % de nos primes aux réassureurs et cela tant pour optimiser nos fonds propres que pour respecter notre positionnement stratégique. Notre valeur ajoutée réside dans notre capacité à être agile et innovant pour nos partenaires réassureurs et nos partenaires distributeurs et pas seulement un simple porteur de risques. Nous travaillons avec de nombreux réassureurs. En nous inscrivant dans une logique de partenariat, nous leur apportons des services à valeur ajoutée comme, par exemple, des études techniques sur les sinistres de fréquence ou notre capacité d’audit, et ce quel que soit notre niveau de rétention.

Que pouvez-vous leur proposer ?

Par exemple, une analyse fine de l’évolution des portefeuilles clients (moyenne d’âge, profils, etc.), car nous possédons la data. Lorsqu’un réassureur souhaite se lancer sur le marché de l’assurance, nous agissons comme avec tous nos partenaires et cherchons à être une alternative crédible au reste du marché. La force de notre modèle est de montrer aux réassureurs leur intérêt à travailler avec nous.

Notre niveau d’exigence technique est indépendant de notre niveau de rétention ; dans tous les cas nous devons être flexibles et nous adapter au choix de notre partenaire.

Ce double positionnement peut-il poser problème ?

Que les réassureurs se lancent sur le marché de l’assurance n’est pas une fatalité et ceux qui sont un jour partenaires peuvent également...

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