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Traditionnels vs alternatifs : je t’aime, moi non plus

Publié le 9 décembre 2019 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

« Si de grands acheteurs se sont tournés vers les ILS pour une proportion modeste de leurs placements, nos clients n’en ont pas un besoin absolu parce que la capacité traditionnelle est excédentaire. Un certain nombre d’entre eux ont testé les ILS mais relativement peu parce qu’ils ont trouvé une réponse satisfaisante auprès de la réassurance traditionnelle », relate Catherine Bourland, directrice générale d’Aon Reinsurance Solutions France. Malgré un très léger ralentissement cette année, les ILS continuent de défier la réassurance traditionnelle. Suite aux ouragans Harvey, Irma et Maria en 2017, les ILS ont dû éponger les pertes consécutives à leur charge et ont continué à les épurer en 2018 et 2019. Environ 16 Md$ de capitaux alternatifs étaient toujours bloqués cet automne tant que les sinistres n’étaient pas soldés. Cette immobilisation en a refroidi certains. « Avant ces événements, il était courant de penser que les ILS étaient des investissements rémunérateurs tout en étant peu risqués. 2017 a démontré qu’il en était autrement », souligne Marc-Philippe Juilliard, chezS&PGlobal Ratings.

Malgré une pause en 2018, le niveau des Cats Bonds est demeuré stable année après année. Sur le total des capitaux consacrés à la réassurance, soit plus de 600 Md$ au premier semestre 2019, seuls 15 % proviennent de la réassurance alternative. Les ILS peuvent également avoir leur utilité là où les réassureurs traditionnels sont peu présents : « La capacité traditionnelle en rétrocession...

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