Avec environ 10 M€ de chiffre d’affaires 2025 et une cinquantaine de collaborateurs en France, le courtier Add Value a structuré une solution d’assurance pour les journalistes intervenant en zones de conflit. Portée par l’association Save Reporter, cette couverture répond à un besoin croissant alors que plusieurs assureurs se sont désengagés du risque de guerre.
La multiplication des conflits et l’exposition accrue des journalistes sur les théâtres d’opérations ont mis en lumière un angle mort de l’assurance : la couverture des missions en zones de guerre. Jusqu’à récemment, certains assureurs proposaient des garanties accidents pour les reporters. Mais plusieurs acteurs historiques ont progressivement décidé d’exclure ce risque de leurs contrats. « Les assureurs continuaient à couvrir l’accident des reporters, mais ils excluaient désormais les zones de guerre », explique Benoît Salembier, président d’Add Value assurances. C’est dans ce contexte que le courtier a été sollicité début 2025 par le photographe Lorenzo Virgili et Jérémy Garamond, fondateur d’Assur’One devenu photoreporter. Leur objectif : trouver une solution pour les reporters indépendants professionnels, souvent moins protégés que les salariés de grands groupes de médias, dont les employeurs ont l’obligation de souscrire une couverture pour leurs missions. Après plusieurs mois de travail, une solution est mise en place avec l’assureur HDI pour la garantie individuelle accident incluant les zones de guerre. Elle est ensuite ouverte à l’ensemble de la profession via l’association Save Reporter, qui permet aux journalistes d’adhérer puis de souscrire à l’assurance sur la plateforme digitale savereporter.com.
Une souscription 100 % digitale
La distribution se fait entièrement en ligne via le site de l’association. Cette digitalisation répond aux contraintes du métier : certains reporters peuvent souscrire...