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Pour ou contre le chiffrage automatique des réparations

Publié le 1 février 2011 à 6h00    Mis à jour le 22 octobre 2015 à 12h40

Pour

Yann Calarco

Covéa AIS

« Le dispositif de chiffrage autonome du réparateur que nous venons de déployer s'applique à l'évaluation des dommages les plus simples et il est réservé à nos réparateurs agréés de niveau 1. Il se mettra en place progressivement sur 3 ans, car il doit permettre à chacun de trouver sa place. D'ici cette date, 15 % à 25 % des missions seront concernées. L'objectif du dispositif est de diminuer le temps d'immobilisation du véhicule pour le client et de réduire le coût des sinistres, parce qu'il n'y aura pas d'honoraires d'experts associés. Les experts conserveront un rôle central sur les 75 % à 85 % de missions hors chiffrage automatique des réparations, et auront des actions à forte valeur ajoutée dans les domaines du contrôle des dossiers et de l'audit des réparateurs. »

Contre

Xavier Gomes

Macif

« Nous sommes attachés au principe de l'expertise traditionnelle au premier euro et in situ. Nous estimons que l'expert automobile est le meilleur levier de la maîtrise des coûts et donc de la stabilité des primes. Grâce à lui et à sa présence sur le terrain, il nous aide à régler ce qu'on doit et uniquement ce qu'on doit ; il nous aide aussi à maintenir le niveau de satisfaction de nos sociétaires et donc un niveau de radiation contenu. Il exerce une fonction indépendante et ses honoraires sont libres et non liés au montant de la facture. A la Macif, nous pensons qu'un logiciel ne remplace pas l'humain, et l'appauvrissement de ce métier ne profitera ni aux assurés, ni aux assureurs. Les relations économiques seules ne doivent pas l'emporter. »

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