Abonnés

Assurance vie

Les réassureurs boudent l'épargne

Publié le 4 septembre 2013 à 6h00    Mis à jour le 21 janvier 2016 à 14h19

Stéphane Tufféry

A la fois prêteur en dernier ressort, loueur de fonds propres et précieux assistant à l'assurabilité des risques, le réassureur est totalement absent du marché de l'épargne. Pourquoi ? Eléments de réponse.

Stéphane Tufféry
rédacteur en chef

A l'exception de celui passé par le bancassureur Natixis, il n'y a pas l'ombre d'un traité de réassurance pour couvrir l'activité vie en euros des assureurs du marché français. Forts du succès de l'assurance vie à la française ces trois dernières décennies, les portefeuilles de contrats vie en euros, et les fonds généraux qui les accompagnent, atteignent pourtant des dimensions stratosphériques. Chez les plus gros acteurs, le fonds général dépasse allègrement le seuil des 50 Md€.

Crise financière et décollecte historique l'an dernier obligent, de plus en plus d'assureurs réorientent leur stratégie et délaissent l'assurance vie en euros. Mais pourquoi ne recourent-ils pas plutôt à la réassurance ?

Faible rentabilité technique

« Le scénario de la couverture de l'activité vie en euros par le biais de la réassurance est séduisant pour la cédante, moins pour le réassureur. Simplement parce que c'est aujourd'hui une activité industrielle à faible rentabilité technique », explique Christophe Eberlé, président de la société d'actuariat conseil Optimind Winter. Et si les assureurs directs peuvent espérer compenser cette faible rentabilité en dopant leur activité vie en unités de compte, les réassureurs n'ont rien à attendre de ce côté-là.

Pourtant, la gestion actif-passif (asset and liability management ou ALM) devient le nerf de la guerre pour les assureurs vie. En effet, quand, par le passé, les obligations d'Etat rapportaient entre 7 et 9 % de revenus financiers aux assureurs, leur engagement à servir 4,5 % de...

Dépêches

Chargement en cours...

A lire également

Financement

Abonnés L’assurance dépendance dans une impasse

De moins en moins de personnes sont couvertes par une assurance dépendance, les Français attendant…

Genevière Allaire La Tribune de l'Assurance 05/01/2026

risques spéciaux

Abonnés La prévention, arme principale contre le risque d’espionnage

L’espionnage, qui évolue en territoire brumeux, semble ne pas obéir aux mêmes lois de transparence,…

Fabrice Mateo La Tribune de l'Assurance 21/01/2026

Santé

Abonnés Médico-social : le modèle vacille

Déficits récurrents, difficultés de recrutement, sinistralité sous tension : le secteur…

Bernard Banga La Tribune de l'Assurance 21/01/2026

Les articles les plus lus

Pierre Donnersberg & Christian Burrus, coprésidents de Diot-Siaci

« La croissance de Diot-Siaci devrait encore s’afficher à deux chiffres en 2025 »

Entre Pierre Donnersberg et Christian Burrus, coprésidents du courtier Diot-Siaci, c’est l’entente…

Jean-Christophe Manuceau La Tribune de l'Assurance 04/12/2025

Réassurance interne

Abonnés La Macif cède à la tentation

Pour faire face à la montée des risques, notamment climatiques, et s’offrir une alternative au…

Louis-Christian de Baudus La Tribune de l'Assurance 01/12/2025

Stéphane Vauterin, Professional & Specialty Lines Manager pour la France chez Axa XL

« La tendance tarifaire du risque cyber est à la baisse »

Axa XL, la division d’Axa dédiée à l’assurance des grands risques pour les groupes du CAC 40 et les…

Louis Guarino La Tribune de l'Assurance 11/12/2025

Dans la même rubrique

Abonnés Sinistralité : des flottes automobiles sous tension

Les défis de l’assurance des flottes automobiles sont connus depuis plusieurs années : hausse des...

Abonnés Les grands risques face aux incertitudes internationales

Le marché étant cyclique, l’assouplissement partiel de la souscription des grands risques ne...

Abonnés Grands risques : un assouplissement en trompe-l’œil

L’assouplissement du marché des grands risques se poursuit sur fond de concurrence accrue, mais...

Voir plus

Chargement…