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Les IP fidèles aux directs

Publié le 3 novembre 2015 à 6h00    Mis à jour le 21 janvier 2016 à 14h15

Séverine Charon

Les assureurs paritaires continuent de partager leurs risques avec les assureurs directs. Ils n'ont pas profité de la dernière campagne de renouvellements avant l'entrée en vigueur de Solvabilité II pour modifier leur recours aux réassureurs.

Séverine Charon
Journaliste

À quelques semaines de l'entrée en vigueur de la réforme Solvabilité II, les habitudes ont la vie dure. De l'avis général, les assureurs paritaires n'ont pas modifié leur politique de réassurance et ne comptent donc pas faire davantage appel aux réassureurs traditionnels en cette période de renouvellements. Leur politique de réassurance n'a pas été adaptée aux nouvelles règles prudentielles qui entrent en vigueur le 1er janvier prochain, comme les réassureurs l'espéraient.

Dès leur origine, les institutions de prévoyance (IP) se sont réassurées massivement auprès d'assureurs directs, comme Axa, CNP assurances et Generali. « Les IP au moment de leur création n'avaient pas de fonds propres. Elles ont donc commencé par se réassurer à 100 % auprès d'assureurs de la place », rappelle un réassureur de personnes. « La réassurance des IP auprès des assureurs relève du partage de risques, et vient du fait que les clients ne veulent pas mettre tous leurs œufs dans le même panier », ajoute Pierre Aurelly, actuaire certifié et longtemps en charge de la réassurance chez AG2R La Mondiale puis chez Klésia. « Si les IP ne se réassuraient pas auprès des assureurs, rien ne dit qu'elles s'adresseraient à des réassureurs pour céder ce partage de risque », ajoute le réassureur.

De fait, les IP ne font appel aux réassureurs traditionnels que pour les risques de pointe et les excédents de sinistre, à travers des traités de type XS cat et XS tête.

Cet automne, les conditions tarifaires restent d'ailleurs favorables aux acheteurs sur ce segment, et les réassureurs actifs sont peu nombreux.

De l'avis général, les programmes de réassurance des IP n'ont donc pas été remis en cause en cette fin d'année, et il faudra attendre les renouvellements de l'automne 2016 pour vérifier que les réassureurs recueillent auprès...

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