Après les renouvellements du 1er janvier, 2023 s’annonce chargée pour l’assurance des grands risques. Face au cycle de marché, certaines entreprises commencent à s’impatienter et explorent de nouvelles options.
« L’exercice 2023 risque d’être charnière avec des décisions fortes des grands groupes pour s’affranchir encore plus du marché de l’assurance, avertit Cyrille Brand, directeur commercial chez Marsh. Si les assureurs continuent à émettre des messages allant dans le sens d’une nouvelle année de redressement, les directions générales des entreprises pourraient dire stop. Les grands groupes et ETI s’y préparent. » Le courtier souligne ainsi l’initiative des entreprises, notamment en matière de mutualisation avec Miris pour le cyber. Les groupes détenant une captive « ont employé cet outil comme un levier incontournable de négociation pour les placements de leurs programmes d’assurance » pour les renouvellements du 1er janvier 2023, relève Diot-Siaci. L’ACPR a accordé deux agréments supplémentaires en 2022 pour atteindre un total de huit captives hexagonales, précise le courtier, sachant qu’un tiers des 200 captives luxembourgeoises sont d’origine française. Fabrice Domange, directeur général de Marsh, souhaite aussi faire passer un message autour du hiatus qui se met en place entre une nouvelle année de redressement sur des comptes pas ou peu sinistrés et les incompréhensions persistantes avec les assureurs. « Les taux d’intérêt étant repartis à la hausse, cela devrait logiquement amoindrir l’application de hausses, d’autant que les assureurs ont pour mission de s’inscrire dans le temps long, précise-t-il. Le...