Dans un rapport récent, Hiscox se penche sur la sous-assurance des TPE-PME.
Un décalage important entre la couverture que les entrepreneurs pensent avoir et celle dont ils bénéficient réellement. Tel est l’un des principaux enseignements de la première édition du rapport d’Hiscox sur la sous-assurance des TPE-PME, menée auprès de 1 000 dirigeants français parmi un total de 6 250 entrepreneurs (entreprises de 1 à 50 salariés) interrogés dans six pays (Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, Espagne, Portugal et France). Trois quarts (74%) des TPE-PME ne disposent pas d’une protection adéquate, ce qui place la France à la 3e place ex aequo avec l’Espagne, derrière les États-Unis (77%) et le Royaume-Uni (87%). 80% méconnaissent l’étendue exacte de leur assurance RC professionnelle (RC pro). 60% ne maîtrisent pas les contours de leur assurance RC exploitation (RCE). Un quart (24%) attendent leurs premiers bénéfices avant de souscrire une assurance. Plus d’un tiers des entreprises détiennent des garanties non alignées avec leur activité réelle et deux tiers ont des plafonds de garantie qui ne correspondent plus à la nature ou à l’échelle de leur activité. Ces disparités sont sectorielles : les consultants sont mieux informés et équipés que d’autres secteurs comme la Tech, l’événementiel, le retail ou l’éducation.
« C’est le rôle des assureurs et courtiers de conseiller et rendre l’assurance plus simple et accessible. Il est essentiel de bien s’assurer dès le départ, puis d’adapter sa couverture au fil de l’évolution de son activité », souligne Nicolas Kaddeche, directeur technique et de la distribution directe chez Hiscox France.