Prêter une œuvre d’art pour une exposition peut l’exposer à de nombreux risques qui doivent être couverts par une assurance « clou à clou », afin de protéger les intérêts du prêteur et d’éviter les mauvaises surprises.
De par leur caractère événementiel et éphémère, les expositions temporaires permettent d’accroître la fréquentation des musées et constituent une source importante de revenus. Pour les organiser, les musées ont recours au prêt d’œuvres. Le Louvre prête plus de 2 200 œuvres chaque année à des musées en France et à l’international. En 2023, le Centre Pompidou a prêté 6 218 œuvres, dont 2 177 sur le territoire français. En 2024, le musée d’Orsay en a prêté 940 à destination de 180 expositions, tandis que le musée d’Art moderne en a prêté 296, le musée Guimet 746 et le musée de l’Orangerie 109. À ces prêts institutionnels s’ajoutent ceux provenant de galeries et de collectionneurs privés.
Une assurance tous risques « clou à clou »
« Chaque grande exposition implique la circulation de nombreuses œuvres issues de collections publiques et privées, qui doivent être assurées “clou à clou”, c’est-à-dire depuis leur décrochage jusqu’à leur retour », explique Aurélia Farkoa, directrice du département Fine Art France chez Morel & Cie, groupe PatrimOne, spécialisé dans l’assurance d’œuvres d’art. « Nous sommes courtiers de Paris Musées qui gère les quatorze musées de la Ville, comme le MAMVP et le Petit Palais, mais aussi de musées comme le Palais de Tokyo et le Jeu de Paume. Nous assurons plus de trois cents galeries, de nombreux collectionneurs privés et intervenons sur certaines des plus grandes expositions en France et à l’international », détaille-t-elle.
Lors d’un prêt, dans la majorité des cas, c’est l’emprunteur qui souscrit...