Les correspondants des mutuelles d’armateurs existent depuis l’origine des clubs, au XVIII siècle. Mais ces spécialistes du transport maritime voient leurs fonctions fortement évoluer ces dernières années.
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« Nous avons une large palette d’interventions, des marchandises altérées ou de la prise en charge d’un marin malade ou blessé, jusqu’aux catastrophes maritimes de type échouement ou pollution », déroule Cédric Gros, cofondateur de FranceP&Iet correspondantP&Ipartageant son temps entre Paris et Bordeaux. Juriste de formation, il agit pour le compte desP&Iclubs, ces mutuelles d’armateurs couvrant les responsabilités vis-à-vis des tiers et de l’environnement. « Nous reportons au club au fur et à mesure du dossier et nous nous assurons de la validation préalable par nos mandants de chaque décision importante », explique-t-il, précisant ainsi qu’il n’y a pas de partage de responsabilité, les correspondants n’étant pas les représentants légaux des clubs.
Derrière un ordinateur
La majorité du travail d’un correspondantP&Ise fait aujourd’hui derrière un ordinateur et il ne se déplace plus à bord d’un navire qu’en cas d’absolue nécessité. À titre d’exemple, sa dernière intervention sur le terrain, sur le port de Bordeaux, remonte à un mois et demi, lorsqu’il a assisté un armateur confronté à l’arrivée d’un navire avec un passager clandestin à bord. « L’action du correspondant est à ce moment-là de mettre de l’huile dans les rouages, explique Cédric Gros. D’un point de vue pratique, nous assistons le commandant dans ses échanges avec les autorités, puis nous nous chargeons dans un second temps d’assister l’armateur et la police aux frontières dans l’établissement des documents de voyage du clandestin, la...