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Cat nat et cat bonds : faut-il suivre le modèle mexicain ?

Publié le 1 octobre 2011 à 6h00    Mis à jour le 21 janvier 2016 à 15h11

Jean-Pierre Daniel

Jean-Pierre Daniel
expert, Vigie

Le passage de l'ouragan Irene sur la côte Est des Etats-Unis nous rappelle la menace que constituent les phénomènes naturels sur les zones de peuplement. Car en 2025, 60 % de la population mondiale vivra dans des zones urbanisées. L'impact économique de ces catastrophes est toujours considérable, mais très variable d'un pays à l'autre. Katrina, qui a coûté près de 150 Md$, n'a représenté de 1,2 % du PNB américain. Tandis que Gilbert, qui a touché Sainte-Lucie en 1988, n'a coûté qu'un 1 Md$, mais représentait 3,7 fois le PNB de l'île.

Dans ce contexte, les Etats, qui sont les assureurs de dernier ressort, doivent se protéger financièrement, et c'est là que l'expérience du Mexique est intéressante. Ce pays a été le premier à utiliser les techniques de l'ART (Alternative Risk Transfer) pour transférer aux marchés financiers un cat bond de 290 M$. Ce recours à des méthodes financières nouvelles s'est fait à l'initiative de l'organisme étatique chargé de prendre en charge les conséquences des catastrophes naturelles, qui s'estime capable de faire face aux pluies diluviennes et aux glissements de terrain, mais pas aux conséquences d'un tremblement de terre ou d'un ouragan.

Le placement sans difficultés majeures de ce cat bond a donné des idées à d'autres Etats, et depuis, la Turquie, Taïwan, mais aussi l'Alabama ou la Californie ont recours à l'ART pour se protéger des catastrophes naturelles. Depuis le tremblement de terre de 2010, le Chili s'y intéresse et l'on peut penser que le Japon entreprendra la même démarche à la suite des sinistres de ce début d'année.

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